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COMMUNIQUE DE LA FONDATION POUR LA MÉMOIRE DE LA DÉPORTATION - 30 mars 2009

La Fondation pour la Mémoire de la Déportation fait connaître son indignation après les propos de Jean Marie Le Pen au Parlement Européen.

Une fois encore le leader du Front national, député européen de surcroît, tente de refaire parler de lui en affichant sa misérable position sur les crimes nazis de génocide.

Elle dénonce ce propos « relativiste » qui met en perspective le cataclysme qu’a été la Seconde Guerre mondiale, avec les génocides perpétrés par les Nazis dans le but évident de minimiser ces crimes et de pouvoir réhabiliter certains aspects de l’idéologie nazie dont se réclame précisément le Front National : nationalisme dominateur et raciste, recherche de bouc émissaire étrangers aux maux de nos sociétés, etc.etc.

Le terme « détail » élimine la spécificité d’un génocide commis hors de toute logique stratégique et guerrière. On continuait à exterminer dans les chambres à gaz en 1944 alors que tout craquait et que le régime national-socialiste était à la veille de son écroulement final.

Cet acharnement génocidaire perpétré à la faveur de la guerre ne peut être marginalisé ni globalisé dans les morts de la guerre, en ce qu’il procédait d’un projet criminel tellement monstrueux qu’il fut justement qualifié de crime contre l’humanité, et visait ni plus ni moins qu’à éradiquer de la planète quoiqu’il arrive un groupe humain et sa culture.

Qualifier ce projet criminel de « détail » est une manière de l’ignorer et de le renier. Ce processus doit être clairement et impitoyablement dénoncé et réfuté.

Il constitue une insulte à la mémoire des victimes. Il redonne des lettres de noblesse à toutes les idéologies de la violence, de l’exclusion et du racisme, fondé ou non sur l’antisémitisme.

Il légitime le crime contre l’humanité.

La Fondation pour la Mémoire de la Déportation
30, Bd des Invalides - 75007 PARIS


Les "Oublié(e)s" de la Mémoire ©
dernière mise à jour : 30 mars 2009