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Actualités

Le service de recherche de Bad Arolsen (I.T.S.)  

Ce centre d'archive se veut au service des victimes du nazisme ainsi que leurs familles, en leur offrant la possibilité de retracer des itinéraires individuels sur la base du fond archivistique dont il est le dépositaire. De plus en plus, ses 26 kilomètres linéaires d'archives servent aussi à la recherche historique. 

Le fond comporte non seulement les dossiers des détenus de camps de concentration mais il répertorie aussi les cas connus de "populations déplacées", ces personnes qui avaient du quitter ou fuir leur lieu de résidence durant l'après-guerre immédiat.
La Croix Rouge Internationale opère ce service hérité des Forces Alliées en 1955.


Dans le cadre de ses recherches, Jean-Luc Schwab, notre délégué en Alsace, s'y est rendu le 24 novembre.
Son déplacement qui se poursuivait ensuite à Altenburg, Weimar, Buchenwald et Gera, a été effectué en compagnie de Rudolf Brazda qui avait tenu à l'accompagner afin aussi de pouvoir visiter sa famille près de son lieu de naissance dans l'actuel Land de Thuringe.


Ce fut l'occasion, de plus en plus rare, pour le personnel du Service International de Recherches d'accueillir un survivant de la Déportation. Qui plus est, le dernier Triangle Rose connu qui voyait ainsi pour la première fois depuis sa libération en avril 1945 les documents concernant sa détention à Buchenwald.


L' ITS en a profité pour convier deux journalistes radio et télé du Hessischer Rundfunk qui ont pu interviewer Rudolf sur ses années de déportation et son devenir depuis.


Ce fut l'occasion aussi pour le directeur du centre, M. Udo JOST, ainsi que tout le personnel rencontré, de nous assurer de leur soutien et de leurs encouragements dans les recherches qu'effectue notre association par l'intermédiaire de Jean-Luc.


Deux articles (en allemand) ont été publiés à ce sujet sur leur site web

Traductions résumées en français

RUDOLF BRAZDA - JE SUIS HEUREUX DE VIVRE
« Je suis reconnaissant de vivre et d'être encore en bonne forme » déclare-t-il en souriant.
Suivent une description de son parcours concentrationnaire et quelques anecdotes.
« Des millions de gens furent victimes des nazis, mais moi, ils ne m'ont pas détruit et je n'ai pas honte ! » À 96 ans, cet homme jovial, aimant la vie, rie beaucoup et partage volontiers son expérience avec la jeune génération de gays et lesbiennes : «Qu'ils soient heureux de pouvoir vivre librement en démocratie... ».

CONNAISSANCE ET MÉMOIRE POUR DEVOIR
De passage lors de son voyage de recherches, Jean-Luc Schwab a pu consulter les dossiers de plusieurs victimes du nazisme et s'est informé sur les archives conservées par l'I.T.S. Il salue la le fait que les archives d'Arolsen soient facilement accessibles tant elles représentent une source importante.
Délégué en Alsace de l'association Les "Oubliée(e)s" de la Mémoire, il s'intéresse à la connaissance et la reconnaissance des victimes de la déportation pour homosexualité, entre autres Pierre Seel.
Son association oeuvre pour obtenir la pose d'une plaque à sa mémoire ainsi que celle des autres persécutés mulhousiens anonymes. "Il faut néanmoins du temps pour changer les mentalités" déclare-t-il.
"Il y a encore beaucoup de travail d'éducation et d'information à fournir" reconnaît l'Alsacien.

 


Les "Oublié(e)s" de la Mémoire © - dernière mise à jour : 1er décembre 2009